ÉPISODE 15 · LE DOSSIER DOCUMENTAIRE

Martijn de Haan : le double meurtre du Buisson Robin à Sedan

Une propriété qui ne lui appartient plus, deux acheteurs belges et une transaction qui bascule.

Sedan, 18 septembre 2011. Deux corps sont découverts près de la ville. Miguel Soares et Giuseppina Cali étaient venus pour une transaction immobilière avec Martijn de Haan. La piste mène au Buisson Robin, puis à un procès et à une condamnation à vingt-huit ans. Ce dossier raconte l’affaire jusqu’à son dénouement judiciaire.

Sedan, ArdennesDossier avec dénouement · Condamnation en 2014
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Illustration de reconstitution : un homme présente les clés d’une grande propriété à deux visiteurs.
Illustration de l’épisode 15 : une visite immobilière reconstituée. Ce visuel n’est pas une photographie d’archives.

02 · L’ENQUÊTE À ÉCOUTER

Écouter l’épisode 15 de L’envers de l’affaire

15 • Double homicide au château de Sedan | L’affaire Martijn De Haan 🏰 🇫🇷 🔎

Paru le 18 mai 2026 · 38 min 22 s.

Le rendez-vous immobilier, les apparences de l’investisseur et la confrontation des versions : l’enquête complète de L’envers de l’affaire.

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Le Buisson Robin : le « château » au centre de la transaction

Sedan, septembre 2011. Dans le secteur de Frénois, une grande propriété devient le centre d’un rendez-vous immobilier. Le Buisson Robin offre le décor d’une vente importante : une demeure, du terrain, des pièces à visiter et un homme qui se présente comme l’interlocuteur à qui acheter. Deux visiteurs viennent de Belgique. Ils pensent discuter d’un bien ; ils vont découvrir un problème qui compromet toute l’opération.

Le « château » du titre de l’épisode désigne cette propriété. Il ne s’agit pas du château fort médiéval de Sedan. Cette distinction est essentielle pour suivre les événements : l’affaire se noue autour du Buisson Robin, puis conduit les enquêteurs à reconstituer les déplacements vers le lieu où les victimes sont retrouvées. Le monument touristique et la maison proposée à la vente ne sont pas interchangeables. [5]

La propriété joue d’abord un rôle très concret dans la confiance. Une visite donne à voir des volumes, des accès et un environnement ; elle rend une proposition tangible. Elle permet aussi à celui qui ouvre les portes de paraître à sa place. Mais cette familiarité avec les lieux ne prouve pas qu’il possède encore le bien. C’est précisément l’écart qui fera basculer le rendez-vous.

Le cadre frontalier explique les allers-retours entre la Belgique et les Ardennes françaises. Il aide à situer les acheteurs et le parcours professionnel de leur interlocuteur. Pour comprendre l’affaire, nul besoin d’y ajouter un réseau international caché : le mécanisme documenté commence par une maison que De Haan propose à la vente alors qu’elle ne lui appartient plus. [4]

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Martijn de Haan, Miguel Soares et Giuseppina Cali

Martijn de Haan est néerlandais. Dans le récit de L’envers de l’affaire, il cultive l’image d’un entrepreneur à l’aise, capable de parler d’investissements et de présenter des projets ambitieux. La voiture, la tenue et la façon d’occuper la conversation accompagnent cette image. Ce portrait sert à comprendre la crédibilité qu’il cherche à installer ; il ne suffit pas à établir la réalité de ses ressources. [5]

Miguel Soares et Giuseppina Cali sont les deux victimes belges. Ils se rendent à Sedan pour la transaction. Leurs noms figurent dans les dépêches néerlandaises consacrées à la condamnation. Leur place dans l’histoire est d’abord celle des personnes auxquelles un bien est proposé, puis des victimes dont les derniers contacts doivent être reconstitués. [4]

Giuseppina Cali ne se réduit pas à une présence secondaire dans une querelle entre deux hommes. Son décès constitue un second homicide. Les circonstances de sa mort seront centrales pour apprécier le récit défensif de De Haan et la succession des violences. Suivre séparément ce qui lui arrive empêche de résumer toute l’affaire à une altercation unique.

Jean-Paul Richard, présenté à l’audience comme l’homme à tout faire de De Haan, intervient dans l’après-crime. Le compte rendu de l’ouverture du procès le met en cause pour son aide au déplacement des corps et pour une dissimulation de preuves. Ce rôle doit être distingué de celui de l’accusé du double meurtre. [1]

Autour d’eux apparaissent un notaire, les témoins des déplacements, les policiers et les intervenants du procès. Chacun n’a accès qu’à une partie des événements. Le notaire éclaire la situation immobilière ; un riverain peut renseigner un passage de voiture ; les personnes impliquées donnent des versions de la scène. L’enquête consiste à mettre ces informations en relation.

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Un investisseur apparent face à une situation financière fragilisée

Le texte de l’épisode décrit un homme qui annonce des projets et cherche à occuper une place dans la vie locale. Il évoque notamment ses ambitions autour de l’ancien Monoprix de Sedan. L’intérêt de ce détail tient au contraste entre l’échelle des promesses et le problème concret posé par la propriété du Buisson Robin. L’annonce d’un investissement n’est pas la preuve de son financement. [5]

Dans le retour sur l’affaire diffusé par RTL, Didier Herbillon explique avoir d’abord accueilli favorablement celui qui se présente comme un investisseur potentiel pour Sedan. Ce témoignage donne un exemple précis de l’image projetée par De Haan. Il ne démontre aucune complicité ni validation officielle de ses affaires. [2]

À l’ouverture du procès, la presse locale rapporte un parcours hôtelier passant par les Pays-Bas, puis la Belgique, notamment L’Eau vive et Anvers. Les difficultés financières et la perte de la propriété sont examinées à l’audience. Ce passé fournit le contexte de la transaction tentée en septembre 2011. [1]

La question importante n’est donc pas seulement de savoir si De Haan a déjà exercé une activité commerciale. Elle est de savoir ce qu’il peut réellement vendre au moment où il reçoit les acheteurs. Une expérience antérieure, une adresse connue ou une présentation convaincante ne répondent pas à cette question.

Le récit de l’épisode insiste sur la persistance des apparences : De Haan continue à se comporter comme l’homme qui maîtrise le domaine. Il présente la maison et poursuit les échanges. Le décor reste disponible alors que la situation patrimoniale a changé. Ce décalage permet de comprendre pourquoi le rendez-vous peut commencer avant que sa contradiction principale n’apparaisse. [5]

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16 septembre 2011 : la vente se heurte à la réalité de la propriété

Le vendredi 16 septembre, Miguel Soares et Giuseppina Cali viennent pour acheter la maison. Selon le compte rendu du premier jour d’audience, le bien a déjà été revendu après les difficultés financières de De Haan. Miguel Soares l’apprend lors du passage chez le notaire. La découverte provoque sa colère. [1]

Ce moment change la nature de la rencontre. Jusqu’alors, les visiteurs peuvent discuter de ce qu’ils voient : l’état des lieux, le terrain, les possibilités du bâtiment. Ils se trouvent désormais confrontés à une question préalable à toute négociation : leur interlocuteur a-t-il encore le pouvoir de vendre ce qu’il leur montre ?

Le texte de L’envers de l’affaire raconte que De Haan conserve un accès à la propriété et poursuit les visites malgré la perte de ses droits. Il décrit aussi sa tentative de relancer la discussion en proposant une autre possibilité immobilière. Ce sont les étapes du récit de l’épisode, dont les détails de conversation ne sont pas présentés comme une transcription d’audition. [5]

La contradiction ne porte pas sur un défaut secondaire de la maison ou une simple différence d’appréciation du prix. Elle concerne l’objet même de l’accord. Le vendeur apparent est désavoué par la situation du bien. La transaction ne peut pas se poursuivre sur les bases qu’il a présentées.

Cette découverte fournit un contexte au conflit ultérieur. Elle ne révèle pas, à elle seule, le moment où une intention homicide aurait été formée. Elle ne permet pas davantage d’adopter automatiquement la version de celui qui affirme ensuite avoir été menacé. Les violences restent un ensemble de faits à examiner, avec leur enchaînement propre.

Le passage chez le notaire constitue ainsi un repère solide au milieu des versions concurrentes. Il explique pourquoi les trois personnes se rencontrent, ce qui rend leur échange conflictuel et pourquoi les enquêteurs s’intéressent aux affaires de De Haan. La suite impose de suivre ce qu’il dit, ce que d’autres rapportent et ce que les constatations permettent de retenir.

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18 septembre : la découverte des corps et la remontée vers De Haan

Le dimanche 18 septembre 2011, les corps d’un homme et d’une femme sont retrouvés dans un champ près de Sedan. RTL rapporte les témoignages concernant une Porsche noire immatriculée en Belgique. Ce signalement conduit les policiers à De Haan, qui identifie les victimes et reconnaît les avoir rencontrées pour une affaire immobilière. [2]

Dans le récit de L’envers de l’affaire, la découverte se fait dans le secteur de Frénois, à l’écart des habitations. Des promeneurs donnent l’alerte. Les policiers de Sedan et les enquêteurs du SRPJ de Reims interviennent ensuite. Le paysage jusque-là associé à une propriété et à des déplacements devient le support d’une recherche de traces et de témoignages. [5]

Il faut distinguer le lieu de découverte de l’ensemble des lieux de l’affaire. Retrouver des victimes à un endroit ne prouve pas que toutes les violences s’y sont produites. Le déplacement des corps, évoqué au cours de la procédure, oblige précisément à reconstruire ce qui a précédé leur abandon.

Le dossier progresse à partir de liens ordinaires : une voiture qui a été remarquée, un utilisateur que l’on peut retrouver, un rendez-vous dont il admet l’existence. Aucune de ces informations ne raconte seule le double homicide. Ensemble, elles réduisent la distance entre les victimes découvertes sur le terrain et la transaction du vendredi.

Les dates donnent l’ossature de cette remontée. Le rendez-vous est situé au 16 septembre ; la découverte, au 18. Une estimation plus fine de l’heure des décès exigerait de s’appuyer sur les expertises originales. Les résumés consultés divergent sur ce point ; le récit conserve donc les dates établies sans inventer une précision médico-légale.

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La Porsche, les objets des victimes et la reconstitution de l’après-crime

Une voiture de prestige est un signe social avant de devenir un élément d’enquête. Dans la construction du personnage racontée par le podcast, elle accompagne l’image d’un homme d’affaires. Après la découverte des victimes, elle sert surtout à relier des observations, des déplacements et un utilisateur. Ce changement de rôle est l’un des ressorts du dossier.

La Porsche ne constitue pas une preuve complète de la scène. Elle oriente les vérifications. L’enjeu est de replacer sa circulation dans le temps, d’identifier les personnes qui l’utilisent et de rapprocher ces éléments des derniers contacts du couple. Le récit n’attribue pas une propriété juridique certaine du véhicule lorsque les sources ne la décrivent pas de façon cohérente.

L’épisode évoque également des biens des victimes : des documents, une carte bancaire et une montre de valeur. Dans ce récit, leur récupération et leur conservation après les faits contribuent à fragiliser les premières explications de De Haan. Ces détails proviennent du travail préparatoire de L’envers de l’affaire ; les articles publics cités ne constituent pas un inventaire exhaustif des scellés. [5]

La portée de ces objets doit rester précise. Détenir le bien d’une victime peut établir un contact ou une appropriation ; cela ne fixe pas automatiquement l’ordre des violences. De même, un objet déplacé renseigne sur l’après-crime sans nécessairement révéler le mobile initial. C’est le rapprochement avec la chronologie et les déclarations qui permet d’aller plus loin.

Le podcast raconte enfin la poursuite d’activités ordinaires après le drame. L’intérêt de ce volet réside dans la différence entre les événements et l’apparence donnée à l’entourage. Il ne permet pas de poser une règle selon laquelle un comportement calme prouverait à lui seul la culpabilité ou l’absence d’émotion. [5]

Cette partie du dossier montre pourquoi l’enquête ne se limite pas au récit de l’affrontement. Ce qui est emporté, caché, transporté ou raconté ensuite peut permettre de vérifier une version. Les objets et les déplacements ne prennent sens qu’une fois replacés dans une suite d’actions.

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De Haan reconnaît les tirs et invoque une menace

De Haan commence par nier son implication dans les morts. Il reconnaît ensuite avoir tiré et soutient qu’un différend financier a dégénéré : selon lui, Miguel Soares l’aurait menacé avec une arme, qu’il aurait réussi à retourner contre lui. Il présente la blessure de Giuseppina Cali comme accidentelle. [2]

Le changement est majeur. La question ne consiste plus seulement à établir un contact avec les victimes. De Haan reconnaît désormais une participation directe, mais conteste le sens de ses actes. Son explication place l’initiative de la violence chez l’homme tué et cherche à présenter sa propre réaction comme défensive.

Le récit de L’envers de l’affaire développe ce passage des dénégations à la justification. Il rapporte notamment l’argument d’un désarmement rendu possible par des compétences de combat. Cette affirmation reste celle de De Haan : la reproduire ne signifie pas que la manœuvre est démontrée dans toutes ses étapes. [5]

Les constatations rapportées dans l’épisode obligent à examiner la succession des gestes, puis le sort de chacune des deux victimes. Une explication centrée sur un premier danger doit encore rendre compte de ce qui arrive ensuite. C’est ici que la chronologie des violences prend davantage d’importance que la simple opposition entre deux portraits de caractère.

Les dépêches de 2014 confirment que De Haan maintient une explication par la défense de sa personne. Cette version n’efface pas la condamnation annoncée à l’issue du procès. Les comptes rendus signalent également que le détail complet du déroulement n’a pas été éclairci. [3]

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La mort de Giuseppina Cali et le rôle de Jean-Paul Richard

La mort de Giuseppina Cali est au centre de la confrontation des récits. Présenter sa blessure comme un accident au cours d’un affrontement ne répond pas, à lui seul, à l’ensemble des violences rapportées. La fiche conserve ce point sans reproduire les descriptions les plus éprouvantes des blessures.

Dans le récit du podcast, Giuseppina survit au premier tir avant de subir d’autres violences. Cette succession est essentielle à la compréhension de l’accusation : elle impose de regarder ce qui se produit après l’affrontement invoqué par De Haan. Le second homicide ne peut pas être absorbé dans une explication générale de panique. [5]

Richard reconnaît une intervention pour déplacer les corps. RTL rapporte qu’il donne une version différente de celle de De Haan sur le sort de la femme : il évoque l’élimination d’un témoin, ce que De Haan conteste. Cette divergence doit rester attribuée à ses auteurs. [2]

Le témoignage possède un intérêt particulier parce qu’il concerne l’après-crime et des gestes que la seule observation du terrain ne raconte pas intégralement. Il doit aussi être lu en tenant compte du rôle de celui qui parle. Son intervention ne lui donne pas nécessairement connaissance de toute la scène, et son propre sort judiciaire constitue une question distincte.

Déplacer les corps signifie modifier les lieux auxquels les premiers enquêteurs ont accès. L’endroit de la découverte livre une partie de l’histoire ; le transport peut expliquer pourquoi il faut en rechercher une autre ailleurs. La reconstitution doit ainsi relier une propriété, un rendez-vous, des violences et un abandon.

La présence d’un second homme dans le dossier ne suffit pas à attribuer à celui-ci les homicides. La distinction entre tuer, aider après les faits et témoigner de ce que l’on a vu est indispensable. Le compte rendu du procès décrit des accusations différentes à l’égard des deux hommes ; la fiche n’en fait pas des rôles équivalents. [1]

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Mars 2014 : le procès aux assises et la condamnation à vingt-huit ans

Le procès s’ouvre le 3 mars 2014 devant la cour d’assises des Ardennes. Le compte rendu de cette première journée mentionne la défense de De Haan par Me Patrick Manil et l’examen de son parcours financier. Il s’agit de l’ouverture des débats, pas de la date à attribuer automatiquement au verdict. [1]

Le 7 mars 2014, le service public néerlandais NOS annonce une peine de vingt-huit ans pour le double homicide. Il précise que l’accusation avait demandé la perpétuité. La dépêche souligne que certaines circonstances restent obscures malgré les débats et que De Haan maintient sa version défensive. [3]

RTL Nieuws, dans une dépêche attribuée à l’agence ANP publiée le même jour, rapporte également cette condamnation. Son résumé relie l’affaire à la tentative de vendre une maison que De Haan ne possède plus. Ces publications contemporaines permettent de distinguer le résultat judiciaire du récit rétrospectif, diffusé plusieurs années après. [4]

Les débats sur la personnalité de De Haan ne remplacent pas l’examen des actes. Le dossier de l’épisode les évoque, mais cette fiche ne transforme pas une appréciation d’expert rapportée de seconde main en diagnostic autonome. Le fil reste celui de la transaction, des violences, des éléments recueillis et du jugement.

La durée d’une peine ne permet pas, à elle seule, d’affirmer une date de sortie. Les sources consultées ne documentent pas un historique complet des recours ni la situation pénitentiaire actuelle de De Haan. Le récit s’arrête au résultat judiciaire confirmé, sans ajouter une libération ou une nouvelle décision qui ne serait pas établie.

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Les repères chronologiques de l’affaire

  1. Avant septembre 2011 — Une propriété perdue

    La situation financière de De Haan conduit à la perte de la maison qu’il continuera à proposer aux acheteurs. [1]

  2. 16 septembre 2011 — Le rendez-vous immobilier

    Miguel Soares et Giuseppina Cali viennent à Sedan. Le passage chez le notaire révèle que leur interlocuteur n’est plus propriétaire.

  3. 18 septembre 2011 — La découverte

    Les victimes sont retrouvées près de Sedan. L’enquête remonte leurs derniers contacts.

  4. Dans les jours suivants — L’interpellation et les aveux

    De Haan est arrêté et reconnaît son implication, tout en invoquant une réaction défensive. [4]

  5. 3 mars 2014 — L’ouverture du procès

    Les débats commencent devant les assises des Ardennes. Les responsabilités et les versions sont examinées.

  6. 7 mars 2014 — La condamnation est rapportée

    NOS et RTL Nieuws annoncent une peine de vingt-huit ans. [3]

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Une affaire jugée, une reconstitution qui conserve ses limites

Le dossier permet de suivre une chaîne cohérente : la présentation d’un bien, la découverte du problème de propriété, le conflit, les homicides, la remontée des enquêteurs et le procès. Ce déroulement suffit à comprendre pourquoi le Buisson Robin est plus qu’un décor : il est le support de la transaction qui réunit les protagonistes.

Les interrogations restantes portent sur le détail des gestes et des intentions. Qui a initialement disposé de l’arme ? À quel moment le conflit change-t-il de nature ? Que décrit chaque personne de manière directe, et que rapporte-t-elle après coup ? Les récits ne donnent pas tous les mêmes réponses, et les résumés de presse ne remplacent pas l’intégralité du dossier judiciaire.

Le mobile lié à l’élimination d’un témoin apparaît dans une déclaration rapportée, contestée par De Haan. Il doit être présenté ainsi, sans le transformer en parole intérieure certaine. La condamnation donne un résultat ; elle ne rend pas disponibles toutes les minutes manquantes du récit.

Cette affaire montre comment une apparence de maîtrise peut être défaite par une vérification très concrète, puis comment une enquête reconstruit les liens entre les personnes et les lieux. Elle reste aussi l’histoire de Miguel Soares et Giuseppina Cali, venus pour une transaction dont ils ne sont pas revenus.

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Trois enquêtes de L’envers de l’affaire à découvrir ensuite

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Sources, crédits et méthode

  1. Le Courrier d’Hirson — Assises/Il comparaît pour double meurtre3 mars 2014. Compte rendu de l’ouverture du procès : personnes, propriété, rendez-vous notarial et accusations distinctes.
  2. RTL — Affaire Martijn De Haan : comment cet escroc s’est transformé en tueur ?20 décembre 2023. Synthèse de L’Heure du Crime, avec Philippe Dufresne et Didier Herbillon : découverte, Porsche et versions concurrentes.
  3. NOS — 28 jaar cel voor dubbele moord7 mars 2014. Compte rendu néerlandais de la condamnation : vingt-huit ans, réquisitions et circonstances demeurées incertaines.
  4. RTL Nieuws / ANP — 28 jaar cel voor Nederlandse oplichter in Frankrijk7 mars 2014. Dépêche sur la condamnation, le nom des victimes et la vente d’un bien qui n’appartenait plus à De Haan.
  5. L’envers de l’affaire — épisode 15Récit de l’épisode et texte préparatoire de l’auteur. Source éditoriale du développement narratif, distincte des comptes rendus de presse.

Dossier original de L’envers de l’affaire, établi à partir du récit de l’épisode et des publications citées. Les informations tirées du podcast sont identifiées dans le texte ; les articles de 2014 servent notamment à vérifier les noms, la transaction et le résultat du procès. Les références néerlandaises sont résumées en français.

Les variantes « Martjin », « Martine » ou « Cally » rencontrées dans certains récits ne sont pas reprises comme des identités différentes. La fiche emploie Martijn de Haan et Giuseppina Cali, conformément aux sources retenues. Les estimations divergentes sur l’heure des décès sont laissées de côté. Les menaces invoquées et le mobile attribué à la mort de Giuseppina restent présentés comme des versions.

Aucun dossier d’instruction ni arrêt intégral n’a été consulté. Les suites judiciaires non documentées et les détails privés sans utilité pour comprendre les faits ne sont pas ajoutés. Podcast et illustration : L’envers de l’affaire. Vignette de reconstitution, sans valeur de photographie d’archives. Vérification éditoriale : 14 septembre 2026.