Façade de la mairie de Bièvres, dans l’Essonne, avec un monument aux morts et des voitures au premier plan.
La mairie de Bièvres, dans l’Essonne, photographiée en décembre 2008. Photographie de contexte géographique ; elle ne représente pas le lieu du crime.Photo : Véronique PAGNIER / Wikimedia Commons · Source · Domaine public (PD-self). Photographie redimensionnée et convertie en WebP, conservée en entier et sous la même licence.

L’ENVERS DE L’AFFAIRE · DOSSIER DOCUMENTAIRE

Sabine Dumont, le meurtre de Bièvres

CRIMES IMPOSSIBLES

Bièvres · Vauhallan · Essonne · Versailles · Nanterre

27–28 juin 1987 · ADN en 1999 · pôle de Nanterre en 2022 · suivi jusqu’en 2026

Affaire non élucidée · instruction au pôle des crimes sériels ou non élucidés de Nanterre

Bièvres, Essonne, 27 juin 1987. Sabine Dumont part acheter de la peinture et ne rentre pas. Son corps est découvert le lendemain à Vauhallan, près de la nationale 118. Les recherches, puis l’exploitation d’une trace ADN, ne permettent pas d’identifier le meurtrier. Le dossier rejoint le pôle des crimes sériels ou non élucidés de Nanterre en 2022. Au 30 septembre 2026, aucune résolution judiciaire n’est documentée dans les sources consultées. L’espoir placé dans la généalogie génétique peut-il enfin donner un nom au profil inconnu ?

L’affaire en 30 secondes

Les faits
Sabine disparaît le 27 juin 1987 ; elle est retrouvée morte le lendemain.
La justice
Le dossier reste en instruction à Nanterre, sans auteur judiciairement identifié.
La question restante
Une trace ADN demeure sans nom ; l’usage de nouveaux rapprochements génétiques est attendu.

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1. Un achat de peinture

Sabine aime dessiner. Le 27 juin 1987, elle quitte le domicile familial de Bièvres pour acheter de la gouache blanche, destinée à un tableau pour sa famille. Sa mère raconte au Parisien qu’une connaissance l’aperçoit sur le chemin du retour. Elle ne rejoint pourtant pas la maison. [1]

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2. L’alerte et les recherches

L’absence se prolonge et la famille donne l’alerte. Les souvenirs recueillis auprès de son frère et de sa sœur décrivent l’attente, puis la mobilisation pour la retrouver. L’enquête rassemble les derniers signalements dans Bièvres. Aucun dialogue avec l’auteur ni aucun moyen précis de l’approcher ne peut être reconstitué avec certitude à partir des éléments publics consultés. [2]

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3. La découverte du 28 juin

Le lendemain, le corps de Sabine est découvert à Vauhallan, à quelques kilomètres de Bièvres, près de la nationale 118. Les constatations établissent un meurtre précédé de violences sexuelles. La date du 28 juin est recoupée dans les archives du Parisien ; certaines notices associatives confondent ce jour avec celui de la disparition. [1] [3] [4]

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4. D’autres crimes, une hypothèse

Au printemps 1987, trois autres fillettes, Virginie Delmas, Hemma Davy-Greedharry et Perrine Vigneron, sont enlevées et tuées en région parisienne. Les enquêteurs examinent la possibilité d’un auteur commun. La proximité dans le temps et certaines ressemblances motivent cette piste, sans la démontrer. [5]

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5. Les parents maintiennent la recherche

Les années passent sans procès. Geneviève et Christian Dumont racontent en 2007 la succession des juges, les espoirs déçus et leur engagement auprès d’autres familles. Ils participent dès 1988 à la création de l’Aide aux parents d’enfants victimes. La recherche d’une réponse judiciaire se poursuit au-delà de la première mobilisation. [1]

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6. 1999 : une trace exploitable

En 1999, l’examen des vêtements permet d’isoler une trace ADN étrangère. Les proches décrivent ce résultat comme une nouvelle raison d’espérer. Un profil génétique ne donne toutefois pas un nom par lui-même : il doit pouvoir être rapproché d’un échantillon de référence et replacé dans l’enquête. La conservation des pièces devient ici déterminante, puisqu’elle permet de reprendre des analyses longtemps après les premières constatations de 1987. [1] [2]

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7. Une relance et une piste écartée

En avril 2008, Le Parisien annonce une relance grâce à l’ADN. L’année suivante, une autre piste conduit à comparer des prélèvements avec ceux de Raymond Gouardo, mort depuis plusieurs années. Les examens ne correspondent pas, rapporte le journal en 2010. Cette piste doit donc être présentée avec son résultat négatif. [3] [5]

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8. La recherche en parentèle

En 2016, les enquêteurs utilisent une recherche dite en parentèle. L’objectif est de repérer, dans le fichier génétique judiciaire, un profil qui pourrait signaler un proche du porteur de la trace inconnue. L’explication donnée à BFMTV par un spécialiste de l’IRCGN souligne qu’un rapprochement impose ensuite des vérifications. Dans l’affaire Dumont, cette démarche n’aboutit pas à une identification annoncée. L’absence de résultat ne signifie pas que la trace est inutile. [4]

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9. Le dossier rejoint Nanterre

En mai 2022, l’affaire entre au pôle des crimes sériels ou non élucidés de Nanterre, selon Le Parisien. Le changement permet une nouvelle lecture d’un dossier ancien et volumineux. En 2023, le frère et la sœur de Sabine espèrent que cette reprise fasse émerger des correspondances jusque-là manquées. [2] [6]

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10. L’espoir de la généalogie génétique

Le 30 juin 2025, les proches et leurs avocats tiennent une conférence de presse. Ils annoncent une avancée vers l’utilisation de bases généalogiques, susceptibles d’élargir la recherche à une parenté plus éloignée. Cette démarche dépasse la comparaison habituelle avec le fichier judiciaire français. L’annonce exprime un espoir et une étape procédurale rapportée par les avocats ; elle ne signifie pas qu’une correspondance pertinente est obtenue ou qu’un meurtrier est désigné. [4] [7]

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11. Ce que les informations de 2026 disent

Le 16 avril 2026, le cabinet de Didier Seban relaie son intervention dans C à vous. L’avocat cite encore Sabine parmi les affaires que l’usage de fichiers généalogiques pourrait aider à résoudre. Il insiste sur l’encadrement des données et des usages. Ce propos au conditionnel invite à ne pas transformer les annonces de 2025 en succès acquis. La fiche de l’association AVANE classe également le dossier parmi les instructions en cours au pôle spécialisé. [8] [9]

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12. Une enquête toujours sans verdict

Au terme de la vérification du 30 septembre 2026, aucun jugement attribuant le crime à une personne identifiée n’est retrouvé. Il n’y a donc pas de peine, d’appel contre un verdict ou de dénouement à ajouter artificiellement. La question reste celle de l’identité de l’auteur et de la capacité des investigations à l’établir. Les proches demandent une réponse vérifiable : un nouvel outil, une piste ou une communication publique ne constitue pas encore cette réponse. [8] [9] [10]

Ce qui est établi, ce qui reste incertain

Établi

Sabine disparaît à Bièvres le 27 juin 1987 et son corps est retrouvé à Vauhallan le 28 juin. Une trace génétique est ensuite exploitée. Le dossier est repris à Nanterre en 2022 et reste présenté comme en instruction par l’association AVANE. Les démarches publiques de la famille se poursuivent en 2025 et 2026. [1] [6] [8] [9]

Incertain ou non établi

L’identité du meurtrier, les circonstances précises de l’enlèvement et un éventuel lien avec les autres crimes du printemps 1987 ne sont pas établis dans le corpus. Celui-ci ne prouve pas qu’une recherche généalogique a déjà livré un résultat exploitable. Il ne donne pas accès aux actes couverts par le secret de l’instruction. [4] [5] [8] [9]

Les dates clés

  1. 27 juin 1987 Sabine ne revient pas de son achat de peinture à Bièvres. [1]
  2. 28 juin 1987 Découverte du corps à Vauhallan. [1] [3]
  3. 1999 Une trace ADN étrangère est isolée sur les vêtements. [1] [2]
  4. 2008–2009 Relance des analyses et examen d’une piste ensuite écartée. [3] [5]
  5. 2016 Recherche en parentèle, sans identification annoncée. [4]
  6. Mai 2022 Reprise du dossier par le pôle de Nanterre. [6]
  7. 30 juin 2025 Conférence de presse sur la généalogie génétique. [4] [7]
  8. 16 avril–30 septembre 2026 Nouvelle intervention de l’avocat ; vérification sans résolution retrouvée. [8] [9]

Les lieux de l’affaire

Bièvres est le lieu du dernier trajet connu. Vauhallan, près de la nationale 118, est celui de la découverte. La police judiciaire de Versailles conduit les investigations historiques ; Nanterre accueille l’instruction spécialisée. La photographie de la mairie de Bièvres, prise en 2008, situe la commune sans prétendre montrer l’endroit de l’enlèvement. [1] [6]

Ce qui rend cette affaire singulière

Le dossier traverse plusieurs générations de techniques : premières constatations, exploitation tardive des scellés, comparaisons génétiques, puis espoir de parentés plus éloignées. Cette progression ne correspond pas à une succession de résolutions. Elle montre la différence entre disposer d’une trace, trouver une personne à vérifier et réunir des preuves suffisantes pour la justice. [1] [4] [8]

Sources et méthode

Les archives du Parisien fixent les dates ; RTL recueille la parole des proches. BFMTV documente les démarches de 2025, tandis que le cabinet des avocats et AVANE précisent leur position publique en 2026. Ces deux dernières sources sont des acteurs du dossier, pas des décisions judiciaires. Une erreur associative sur la date de découverte n’est pas reprise. Le récit distingue l’annonce d’une méthode, sa mise en œuvre et ses résultats. Aucun accès au dossier d’instruction ni confirmation directe du parquet n’est revendiqué. Vérification documentaire : 30 septembre 2026.

  1. Le Parisien — Témoignage des parents et histoire de l’ADN, 2 juillet 2007
  2. RTL — Les espoirs du frère et de la sœur de Sabine, 2023
  3. Le Parisien — L’enquête sur le meurtre de Sabine relancée, 11 avril 2008
  4. BFMTV — Parentèle et généalogie génétique, 30 juin 2025
  5. Le Parisien — Revue des pistes et exclusion génétique, 6 mars 2010
  6. Le Parisien — Reprise à Nanterre et perspectives génétiques, 23 juillet 2025
  7. Association AVANE — Bilan du pôle et conférence de presse du 30 juin 2025
  8. Seban Avocats — Intervention de Didier Seban dans C à vous, 16 avril 2026
  9. Association AVANE — Sabine Dumont, statut public de l’instruction
  10. Seban Avocats — Suivi des affaires non élucidées et famille Dumont, 18 mars 2026