
L’ENVERS DE L’AFFAIRE · DOSSIER DOCUMENTAIRE
Patricia Dagorn, empoisonnements et procès
CRIMES IMPOSSIBLESNice · Mouans-Sarthoux · Fréjus · Aix-en-Provence
2011–2019 · suivi documentaire en 2023
Quatorze ans de prison en appel en 2019 · acquittement des deux assassinats
Nice et Côte d’Azur, 2011–2012. Plusieurs hommes fréquentés par Patricia Dagorn connaissent des malaises, des pertes d’argent ou une mort d’abord mal expliquée. L’enquête rapproche quatre situations et conduit à un procès criminel. Condamnée à vingt-deux ans de réclusion à Nice en 2018, Dagorn est rejugée en janvier 2019. L’appel retient quatorze ans de prison pour les empoisonnements de deux survivants et l’acquitte des deux assassinats. La question centrale est celle du lien entre les indices financiers, les substances retrouvées et chaque fait reproché.
L’affaire en 30 secondes
- L’enquête
- Quatre hommes sont au cœur du dossier criminel ; deux sont morts et deux ont survécu.
- La justice
- En appel, quatorze ans de prison pour les empoisonnements de deux survivants.
- La distinction essentielle
- Les deux assassinats donnent lieu à un acquittement en 2019, malgré la condamnation de première instance.
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1. Des rencontres sur la Côte d’Azur
Patricia Dagorn entre en relation avec des hommes notamment par des agences matrimoniales et des annonces. La solitude, les attentes affectives et les projets de vie commune occupent une place dans les témoignages recueillis. L’enquête examine les échanges d’argent intervenus dans ce cadre. [4]
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2. La mort de Francesco Filippone
En février 2011, Francesco Filippone est découvert mort à Mouans-Sarthoux. L’accusation étudie les relations financières entre le retraité et Dagorn, tandis que la défense conteste les éléments présentés. Elle ne suffit toutefois pas à démontrer un assassinat : l’accusation sera finalement écartée lors du second procès. [4] [5]
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3. Le décès de Michel Knefel à Nice
Le 23 juillet 2011, Michel Knefel est retrouvé mort dans un hôtel de Nice. Dagorn vit alors avec lui, selon les comptes rendus de l’affaire. Le décès entre plus tard dans le périmètre de l’enquête criminelle. Comme pour Filippone, l’issue en appel impose de distinguer le décès établi de la responsabilité criminelle qui était reprochée à Dagorn. [1] [5]
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4. Le témoignage d’Ange Pisciotta
Ange Pisciotta, un retraité rencontré par l’intermédiaire d’une agence, relate un épisode survenu à la période de Noël 2011. Il décrit une altération de son état après avoir consommé un aliment dans lequel il dit avoir découvert un médicament. Son récit et les éléments matériels sont examinés au procès. Il figure parmi les deux hommes pour lesquels une condamnation subsiste en appel. [4] [6]
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5. Robert Vaux et les demandes d’argent
Robert Vaux rapporte, de son côté, des troubles qu’il attribue à des produits administrés à son insu. Il décrit également des demandes de fonds présentées comme liées à des opérations immobilières. Les enquêteurs rapprochent ces déclarations du comportement de Dagorn et des documents saisis. Son cas conduit à rechercher ensemble une atteinte à la santé et un possible intérêt patrimonial. [1] [2]
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6. Les médicaments et documents saisis
L’enquête fait apparaître la détention de Valium et de documents appartenant aux hommes concernés. Ces découvertes renforcent la nécessité de vérifier les traitements, les relations et les mouvements d’argent. Elles ne donnent pas automatiquement la cause de chaque malaise ou décès. La possession d’un médicament, son administration et son rôle dans un dommage sont des points qui exigent chacun une démonstration. [1]
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7. Du dossier financier à l’enquête criminelle
Une première procédure pour des faits patrimoniaux précède le procès criminel. En juin 2015, Dagorn est placée en garde à vue dans l’enquête sur la série d’empoisonnements présumés. Il faut toutefois conserver l’identité et les circonstances propres à chaque victime : une méthode supposée commune ne dispense pas de prouver chacun des faits poursuivis. [2]
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8. Le premier procès à Nice
Le procès s’ouvre le 15 janvier 2018 devant la cour d’assises des Alpes-Maritimes. Les témoignages décrivent les relations entretenues par l’accusée, ses demandes d’argent et les événements médicaux rapportés. Dagorn conteste les accusations. Le débat porte aussi sur la valeur des analyses et sur la possibilité d’attribuer les deux décès à une intervention criminelle plutôt qu’à une autre cause. [4]
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9. Vingt-deux ans en première instance
Le 18 janvier 2018, Dagorn est condamnée à vingt-deux ans de réclusion. Ce verdict retient alors les quatre affaires examinées. Le ministère public avait demandé trente ans. La défense conteste le résultat et la procédure se poursuit en appel. Ce premier jugement explique une grande partie des anciens titres de presse, mais il ne décrit plus à lui seul la situation issue du second procès. [4] [7]
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10. Un nouvel examen à Aix-en-Provence
L’appel s’ouvre le 10 janvier 2019 devant la cour d’assises des Bouches-du-Rhône, à Aix-en-Provence. L’accusation demande à nouveau une lourde peine et soutient une logique d’appropriation des biens. La défense plaide l’acquittement en contestant la force des éléments présentés. Le nouveau procès doit répondre séparément aux accusations concernant les morts et à celles concernant les hommes qui ont survécu. [1] [5]
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11. Le verdict du 15 janvier 2019
La cour prononce quatorze ans de prison pour les empoisonnements d’Ange Pisciotta et de Robert Vaux. Elle acquitte Dagorn des assassinats de Francesco Filippone et de Michel Knefel. Les réquisitions de trente ans ne sont donc pas suivies. Cette décision ne se résume pas à une réduction de peine : elle modifie aussi le périmètre des faits dont Dagorn est déclarée coupable. [5] [6] [8]
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12. Ce que le surnom médiatique masque
Le surnom de veuve noire accompagne durablement l’affaire. Il suggère une série de meurtres qui ne correspond pas au résultat de l’appel. Le rappel publié par RTL en 2023 mentionne bien les quatorze ans et les deux acquittements. La présentation documentaire doit conserver ces deux éléments ensemble. [2] [5] [8]
Ce qui est établi, ce qui reste incertain
Établi
Les enquêtes et les deux procès sont documentés. Deux hommes meurent en 2011, tandis qu’Ange Pisciotta et Robert Vaux survivent aux faits examinés. L’arrêt rendu en appel le 15 janvier 2019 retient une peine de quatorze ans pour ces deux derniers cas. Il écarte la culpabilité de Dagorn pour les deux assassinats qui lui étaient reprochés.
Incertain ou non établi
Les sources publiques ne permettent pas de reconstituer toute la chaîne toxicologique ni chaque opération financière. Les causes exactes des deux décès ne peuvent pas être déduites de l’acquittement, qui porte sur les accusations jugées. Le dossier ne présente pas comme acquise une culpabilité écartée en appel. Il ne propose pas non plus de date de libération calculée à partir de la seule peine.
Les dates clés
- Février 2011 Décès de Francesco Filippone à Mouans-Sarthoux.
- 23 juillet 2011 Découverte de Michel Knefel mort dans un hôtel de Nice.
- 2011–2012 Faits examinés concernant Ange Pisciotta et Robert Vaux.
- Juin 2015 Garde à vue dans l’enquête sur les empoisonnements présumés.
- 15–18 janvier 2018 Procès à Nice et condamnation à vingt-deux ans.
- 10–15 janvier 2019 Procès en appel ; quatorze ans de prison et acquittement des deux assassinats.
Les lieux de l’affaire
Nice est l’un des principaux lieux de l’enquête et accueille le premier procès. Mouans-Sarthoux correspond au décès de Francesco Filippone. Fréjus apparaît dans le parcours des relations étudiées, côté varois. Aix-en-Provence accueille la cour d’assises qui statue en appel. Le panorama de Nice sert de repère géographique ; il ne montre ni une scène de crime ni un domicile identifié dans la procédure.
Ce qui rend cette affaire singulière
L’affaire montre les limites d’une lecture construite autour d’un personnage et d’un surnom. Quatre situations sont réunies dans une même procédure, mais elles ne débouchent pas sur quatre déclarations identiques de culpabilité. Le changement intervenu en appel oblige donc à relire les récits antérieurs et à corriger les présentations qui continuent d’attribuer deux meurtres à Dagorn.
Sources et méthode
Les comptes rendus de janvier 2018 sont confrontés au verdict du 15 janvier 2019 et au rappel documentaire de RTL en 2023. L’acquittement des deux assassinats est mentionné dès l’introduction. Les témoignages et thèses de l’accusation restent attribués. Le texte ne donne ni dosages ni procédés d’administration. Les références consultées n’établissent pas une décision ultérieure modifiant le résultat de l’appel. Vérification documentaire : 29 septembre 2026.
- RTL, 10 janvier 2019 — Ouverture de l’appel et faits examinés
- RTL, 2023 — Enquête, procès et rappel du résultat de l’appel
- TF1 Info, 14 janvier 2018 — Les éléments avant le procès
- Le Point / AFP, 15 janvier 2018 — Premières audiences à Nice
- Le Parisien, 15 janvier 2019 — Quatorze ans et deux acquittements
- Le Progrès, 15 janvier 2019 — Décision rendue en appel
- RTL, 18 janvier 2018 — Le premier verdict
- Europe 1 / AFP, 15 janvier 2019 — Les deux assassinats écartés